Christophe HENRY

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Faites un magazine sans publicité et je reviens.

15/10/2013 - Aucun commentaire

J'ai reçu un courrier postal du magazine Marianne m'invitant à me réabonner. Voici le courriel envoyé au courrier des lecteurs de Marianne expliquant la situation. Dans le texte joint, c'est Maurice SZAFRAN (actuel PDG de Marianne) qui s'exprime, aussi je lui répond directement.

Cher M. Szafran,

J'ai reçu l'offre spéciale découverte au magazine papier « Marianne ».
Je ne m'abonnerai pas, cependant je préfère en faire état ici parce
que ce magazine le mérite bien.

Par le passé, je l'ai beaucoup lu. Il m'a beaucoup appris et enseigné
énormément de choses nouvelles. À la longue, je me suis aperçu que
l'un de mes principaux ennemis avait grandement contaminé « Marianne »
et que j'en était arrivé au bout. Je m'étais désabonné après avoir
compté le nombre de pages réellement informatives.

Faites un magazine sans publicité et je reviens. Tout simplement. Je
conjecture que votre chiffre d'affaire vient plus de la publicité que
du lectorat. En ce sens, vos lecteurs ne sont pas vos clients. Et vos
vrais clients ont des intérêts assez radicalement opposés aux miens.

Tags de l'article :

Le sénat protège ses actifs immobiliers

08/03/2013 - Aucun commentaire

Des sénateurs ont déposé une proposition de loi visant à limiter la baisse de prix des commerçes en ligne. Cette limitation n'est pas corrélée à la rentabilité des commerçes en ligne mais à la compétitivité des commerçes de centre-ville. Pourquoi ne pas laisser faire la destruction créatrice chère à ceux qui n'ont pas à la subir ? Parce qu'ils vont la subir quand même. Ci-après le texte de la proposition de loi à laquelle j'ai ajouté mes interprétations dans une autre couleur.

Proposition de loi visant à protéger les commerçants de centre-ville
N° 362 -- SÉNAT -- SESSION ORDINAIRE DE 2012-2013 -- Enregistré à la Présidence du Sénat le 15 février 2013

PROPOSITION DE LOI
visant à protéger les commerçants de centre-ville,

PRÉSENTÉE
Par Mme Caroline CAYEUX, MM. Gérard LARCHER, Jean-Noël CARDOUX, Antoine LEFÈVRE, Mme Marie-Thérèse BRUGUIÈRE, MM. Raymond COUDERC, André TRILLARD, Joël BILLARD, Christian CAMBON, Jean-Paul FOURNIER, Robert LAUFOAULU, Charles REVET, Mlle Sophie JOISSAINS, MM. René BEAUMONT, Philippe LEROY, Bruno SIDO, Mme Marie-Annick DUCHÊNE, MM. Alain HOUPERT et Marcel-Pierre CLÉACH,


EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Le commerce de centre-ville connaît de graves difficultés depuis longtemps. C'est difficile d'y aller, les parkings sont hors de prix. Il y a quelques semaines nous apprenions que l'entreprise Virgin Megastore, qui emploie plus d'un millier de salariés, incapable de régler ses dettes, déposait son bilan, entreprise qui avait elle-même été responsable, comme d'autres grands distributeurs de produits culturels, de la disparition de nombreux magasins de vente de disques et autres commerces de centre-ville ! Elle reçoit à son tour la douleur qu'elle a infligée à d'autres. Cette entreprise est concurrencée par les grandes plateformes de distributions de ces produits, situées hors de France. Nous n'avons aucun moyen de les taxer ni de leur subtiliser leurs revenus, ce qui n'est pas souhaitable.

Le cas de cette célèbre entreprise reflète la situation dans laquelle se trouvent aujourd'hui des milliers de commerce de centre-ville, même de taille importante, qui doivent faire face à une concurrence impitoyable du commerce en ligne.

Tous les élus locaux sont conscients des difficultés que connaissent les commerçants de centre-ville et de la nécessité de pérenniser leur structure. En effet, de ces commerces dépendent la vitalité de nos territoires, mais également la pérennisation d'un lien entre les gens. Nous serions hélas forcés de vendre nos propriétés immobilières car nos locataires ne pourront ou ne voudront plus payer. Le lien serait rompu.

Il est du devoir de la représentation nationale, dans la continuité des lois Galland et Chatel, de mieux concilier les commerces de vente en ligne et les commerces de proximité, dans la continuité de la sauvegarde de nos rentes immobilières.

Aujourd'hui, indépendamment de la marge nécessaire à la pratique d'une activité commerciale, les prix pratiqués par les distributeurs de centre-ville sont souvent beaucoup plus importants que les prix pratiqués par leurs fournisseurs sur leur site de vente en ligne. Nous devrons à terme devoir baisser les loyers des baux commerciaux ou accepter la moins-value à la revente.

Les distributeurs de centre-ville sont ainsi réduits à de simple vitrine d'exposition ou les gens viennent repérer les produits pour ensuite les acheter en ligne. Les gens ont l'air d'avoir compris le système et cherchent à contourner ce que nous avons bâti.

Plusieurs élus locaux craignent donc pour la pérennisation de l'activité économique et commerciale de leurs centres villes et pensent qu'il faut mieux encadrer les relations fournisseurs et distributeurs.

La proposition de loi qui vous est soumise vise à empêcher que les fournisseurs puissent vendre sur leur site internet à un prix inférieur au prix auquel ils vendent aux distributeurs. Les prix des produits vendus en ligne pourraient ainsi demeurer inférieur, mais dans une proportion acceptable. Ainsi, nous pourrons continuer à encaisser les loyers sans travailler.

Telle est la proposition de loi que je vous demande d'adopter, chers amis, propriétaires, amis de propriétaires, et grands électeurs.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Le I de l'article L. 442-6 du code de commerce est complété par un alinéa 14° ainsi rédigé :

«14° De vendre sur un site internet à un prix inférieur au prix d'achat négocié entre fournisseur et distributeur, augmenté de la marge brute du distributeur, moins de trois mois après la mise sur le marché du produit par le fournisseur. »



Ce qui fait que l'article sus-mentionné devient :

Article L442-6
Modifié par LOI n°2010-874 du 27 juillet 2010 - art. 14 (V)

I.-Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers :

1° D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage
(...)
14° De vendre sur un site internet à un prix inférieur au prix d'achat négocié entre fournisseur et distributeur, augmenté de la marge brute du distributeur, moins de trois mois après la mise sur le marché du produit par le fournisseur.


Ce qu'on traduira par :
(il est interdit de)
14° De nuire aux vendeurs déjà établis en centre-ville payant un loyer à des spéculateurs ayant un pouvoir législatif.

Tags de l'article :

Viber ou le radin dans 60 millions de consommateurs

06/03/2013 - 1 commentaire

Le magazine 60 millions de consommateurs appâte le couillon. Dans son n°480 de mars 2013, page 61, il préconise d'installer l'application Viber sur Android. L'article de la série le coin du radin propose encore au couillon de base d'être nécessairement plus malin qu'un commercial avisé. Échec ! Voire complicité objective de 60 millions qui n'a jamais démontré de compétence avec tout ce qui comporte une puce, sauf un chien.

Voici l'article, titré appelez gratuitement, j'ai ajouté le gras et supprimé certaines parties inutiles :
Le radin a découvert avec enchantement qu'il pouvait envoyer des messages et appeler de son smartphone sans rien payer de plus. Et cela partout dans le monde, quel pied ! Il suffit de télécharger une application baptisée Viber, (...) Sans pub intempestive, de surcroît, il est même possible de recevoir des appels quand l'application est fermée. Un service parfait pour ceux qui ont un forfait limité dans le temps. Et ceux qui voyagent.

Je me pince le nez ! Je vais prendre tout ça par ordre chronologique.

radin

Ça n'existe pas. Généralement, toute économie se traduit par une perte quelque part ; ou bien ça voulait dire que le problème était déjà du côté du couillon. Genre « économisez le chauffage : en hiver, fermez vos fenêtres ». Le pognon qu'un radin reçois, soit il pique à quelqu'un, soit il évite de le donner à quelqu'un. C'est la théorie. Voilà la pratique : le couillon, plus malin que le commercial par hypothèse, croit éviter de donner son pognon, suppose qu'il le prend à quelqu'un alors qu'évidemment, c'est le contraire.

enchantement ... quel pied

Je désespère déjà du sort des femmes quand je vois la presse qui s'adresse à elles. Mais bon, ce genre de trucs étaient normalement cantonnés là-bas. Et bien non ! On a le droit aussi aux commentaires trolol-kikoo-tavu. Comment on les plume ces idiots, alors qu'on est trop malins...

pub intempestive

Le couillon doit nécessairement accepter de la pub s'il ne paye pas. Forcément. Parce que le gratuit, c'est forcément de la merde. De la part d'un magazine suspicieux vis-à-vis des articles à bas prix, il y a une logique. Cependant, on n'utilise pas un téléphone comme une machine à laver. La seule bonne dose de publicité, c'est zéro.

voyagent

C'est bien connu, la connexion internet ne coûte rien en France. Elle ne coûte d'autant plus rien quand on voyage... à l'étranger. Le couillon, quand il voyage, ne regarde pas à la dépense. Non non non, il ne va rien payer en téléphone. Juste un peu en frais internet. Une broutille, mais pas seulement.



En plus du ton affligeant qu'utilise le magazine, de l'incompétence crasse à l'œuvre, il se rend objectivement complice d'une arnaque. Qui est hélas assez récurrente sur Android. L'arnaque apparaît quand vous on s'intéresse aux privilèges que demande Viber à l'installation, on obtient ce qui suit. J'ai enlevé quelques détails techniques superflus, l'essentiel est là et déjà bien long. J'ai mis en gras les extraits importants.

  • Permet à l'application d'appeler des numéros de téléphone sans votre intervention. Cette autorisation peut entraîner des frais ou des appels imprévus. (...)
  • Permet à l'application d'envoyer des messages SMS. Cette autorisation peut entraîner des frais inattendus. (...)
  • Permet à l'application de prendre des photos et de filmer des vidéos avec l'appareil photo. Cette autorisation lui permet d'utiliser l'appareil photo à tout moment sans votre consentement.
  • Permet à l'application d'obtenir votre position exacte à l'aide du récepteur satellite GPS (Global Positioning System). (...)
  • Permet à l'application de recevoir et de traiter les SMS. Cette autorisation lui donne la possibilité de surveiller ou de supprimer les messages envoyés à votre appareil sans vous les montrer.
  • Permet à l'application de modifier les SMS stockés dans votre téléphone ou dans votre carte SIM. (...)
  • Permet à l'application de lire tous les SMS, quels que soient leur contenu et leur niveau de confidentialité.
  • Permet à l'application d'afficher la configuration Bluetooth de la tablette, ainsi que d'établir et d'accepter des connexions avec des appareils associés. (...)
  • Permet à l'application de lire les données concernant vos contacts qui sont stockées sur votre tablette, (...).
  • Permet à l'application d'accéder aux fonctionnalités téléphoniques de l'appareil. Cette autorisation permet à l'application de déterminer le numéro de téléphone et les identifiants de l'appareil, si un appel est actif et le numéro distant connecté par un appel.
  • Permet à l'application de récupérer des informations sur des tâches en cours d'exécution et récemment exécutées. L'application est ainsi susceptible d'obtenir des informations sur les applications utilisées sur l'appareil.

Voilà. On pense gruger le fournisseur de service téléphonique, mais on va l'engraisser sur la connexion internet ; surtout à l'étranger. Plus encore, on va engraisser, certes pas avec son propre pognon, un prestataire inconnu qui promet la lune. Le couillon va se mettre à poil et donner pour ainsi dire l'accès complet à son téléphone. Mais il va faire plus que se livrer lui-même. Il va dénoncer ses contacts à leur insu à une entreprise dont vous ne savez rien.

Revenus


Au fait. Comment l'entreprise Viber vit ? L'objectif d'une entreprise étant de moins dépenser d'argent qu'elle en gagne, qui paye le développement et la maintenance de l'application et les serveurs dédiés à la faire fonctionner ? Parce que si quelqu'un installe Viber et qu'une autre aussi, comment ils font pour se contacter sans qu'il n'y ait un intermédiaire pour fournir un genre de numéro de téléphone ? Viber doit maintenir les services en ligne pour que ça fonctionne, et cela a un coût.

Voici la partie intéressante de leurs conditions de confidentialité, en anglais seulement :
In order to provide you with Viber products you have requested, Viber may sometimes, if necessary, share your Personal Information (excluding your address book and related information) and traffic data with trusted partner service providers and/or agents, for example: banking organizations or other providers of payment and analytical services, customer support, or hosting services. Viber will always require these third parties to take appropriate organizational and technical measures to protect your personal data and traffic data and to observe the relevant legislation. Viber will never share your address book information with any third party, except as may be required by law (see below).

Je traduit l'esprit : Viber partagera vos informations personnelles avec un partenaire qui aura payé pour, à l'exception du carnet d'adresses. Les expressions telles que if necessary (arrivera un moment où ce sera nécessaire) et trusted partner (la confiance, ça s'achète) seront du vent dès que se profilera l'opportunité d'abuser de ses clients. Quand à leur promesse de ne pas divulguer le carnet d'adresses (sauf pour raisons légales etats-uniennes) c'est un faux-nez. Ce qu'il sont susceptibles de vendre n'est pas les coordonnées des gens mais les interconnexions entre eux.

Tout ça pour de la publicité ciblée ? De toutes façons quand vous utilisez un service, il faut toujours se demander comment il se finance, qui est le client, qui est le produit.

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Faites un magazine sans publicité et je reviens.

15/10/2013 - Aucun commentaire

J'ai reçu un courrier postal du magazine Marianne m'invitant à me réabonner. Voici le courriel envoyé au courrier des lecteurs de Marianne expliquant la situation. Dans le texte joint, c'est Maurice SZAFRAN (actuel PDG de Marianne) qui s'exprime, aussi je lui répond directement.

Cher M. Szafran,

J'ai reçu l'offre spéciale découverte au magazine papier « Marianne ».
Je ne m'abonnerai pas, cependant je préfère en faire état ici parce
que ce magazine le mérite bien.

Par le passé, je l'ai beaucoup lu. Il m'a beaucoup appris et enseigné
énormément de choses nouvelles. À la longue, je me suis aperçu que
l'un de mes principaux ennemis avait grandement contaminé « Marianne »
et que j'en était arrivé au bout. Je m'étais désabonné après avoir
compté le nombre de pages réellement informatives.

Faites un magazine sans publicité et je reviens. Tout simplement. Je
conjecture que votre chiffre d'affaire vient plus de la publicité que
du lectorat. En ce sens, vos lecteurs ne sont pas vos clients. Et vos
vrais clients ont des intérêts assez radicalement opposés aux miens.

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Le sénat protège ses actifs immobiliers

08/03/2013 - Aucun commentaire

Des sénateurs ont déposé une proposition de loi visant à limiter la baisse de prix des commerçes en ligne. Cette limitation n'est pas corrélée à la rentabilité des commerçes en ligne mais à la compétitivité des commerçes de centre-ville. Pourquoi ne pas laisser faire la destruction créatrice chère à ceux qui n'ont pas à la subir ? Parce qu'ils vont la subir quand même. Ci-après le texte de la proposition de loi à laquelle j'ai ajouté mes interprétations dans une autre couleur.

Proposition de loi visant à protéger les commerçants de centre-ville
N° 362 -- SÉNAT -- SESSION ORDINAIRE DE 2012-2013 -- Enregistré à la Présidence du Sénat le 15 février 2013

PROPOSITION DE LOI
visant à protéger les commerçants de centre-ville,

PRÉSENTÉE
Par Mme Caroline CAYEUX, MM. Gérard LARCHER, Jean-Noël CARDOUX, Antoine LEFÈVRE, Mme Marie-Thérèse BRUGUIÈRE, MM. Raymond COUDERC, André TRILLARD, Joël BILLARD, Christian CAMBON, Jean-Paul FOURNIER, Robert LAUFOAULU, Charles REVET, Mlle Sophie JOISSAINS, MM. René BEAUMONT, Philippe LEROY, Bruno SIDO, Mme Marie-Annick DUCHÊNE, MM. Alain HOUPERT et Marcel-Pierre CLÉACH,


EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Le commerce de centre-ville connaît de graves difficultés depuis longtemps. C'est difficile d'y aller, les parkings sont hors de prix. Il y a quelques semaines nous apprenions que l'entreprise Virgin Megastore, qui emploie plus d'un millier de salariés, incapable de régler ses dettes, déposait son bilan, entreprise qui avait elle-même été responsable, comme d'autres grands distributeurs de produits culturels, de la disparition de nombreux magasins de vente de disques et autres commerces de centre-ville ! Elle reçoit à son tour la douleur qu'elle a infligée à d'autres. Cette entreprise est concurrencée par les grandes plateformes de distributions de ces produits, situées hors de France. Nous n'avons aucun moyen de les taxer ni de leur subtiliser leurs revenus, ce qui n'est pas souhaitable.

Le cas de cette célèbre entreprise reflète la situation dans laquelle se trouvent aujourd'hui des milliers de commerce de centre-ville, même de taille importante, qui doivent faire face à une concurrence impitoyable du commerce en ligne.

Tous les élus locaux sont conscients des difficultés que connaissent les commerçants de centre-ville et de la nécessité de pérenniser leur structure. En effet, de ces commerces dépendent la vitalité de nos territoires, mais également la pérennisation d'un lien entre les gens. Nous serions hélas forcés de vendre nos propriétés immobilières car nos locataires ne pourront ou ne voudront plus payer. Le lien serait rompu.

Il est du devoir de la représentation nationale, dans la continuité des lois Galland et Chatel, de mieux concilier les commerces de vente en ligne et les commerces de proximité, dans la continuité de la sauvegarde de nos rentes immobilières.

Aujourd'hui, indépendamment de la marge nécessaire à la pratique d'une activité commerciale, les prix pratiqués par les distributeurs de centre-ville sont souvent beaucoup plus importants que les prix pratiqués par leurs fournisseurs sur leur site de vente en ligne. Nous devrons à terme devoir baisser les loyers des baux commerciaux ou accepter la moins-value à la revente.

Les distributeurs de centre-ville sont ainsi réduits à de simple vitrine d'exposition ou les gens viennent repérer les produits pour ensuite les acheter en ligne. Les gens ont l'air d'avoir compris le système et cherchent à contourner ce que nous avons bâti.

Plusieurs élus locaux craignent donc pour la pérennisation de l'activité économique et commerciale de leurs centres villes et pensent qu'il faut mieux encadrer les relations fournisseurs et distributeurs.

La proposition de loi qui vous est soumise vise à empêcher que les fournisseurs puissent vendre sur leur site internet à un prix inférieur au prix auquel ils vendent aux distributeurs. Les prix des produits vendus en ligne pourraient ainsi demeurer inférieur, mais dans une proportion acceptable. Ainsi, nous pourrons continuer à encaisser les loyers sans travailler.

Telle est la proposition de loi que je vous demande d'adopter, chers amis, propriétaires, amis de propriétaires, et grands électeurs.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Le I de l'article L. 442-6 du code de commerce est complété par un alinéa 14° ainsi rédigé :

«14° De vendre sur un site internet à un prix inférieur au prix d'achat négocié entre fournisseur et distributeur, augmenté de la marge brute du distributeur, moins de trois mois après la mise sur le marché du produit par le fournisseur. »



Ce qui fait que l'article sus-mentionné devient :

Article L442-6
Modifié par LOI n°2010-874 du 27 juillet 2010 - art. 14 (V)

I.-Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers :

1° D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage
(...)
14° De vendre sur un site internet à un prix inférieur au prix d'achat négocié entre fournisseur et distributeur, augmenté de la marge brute du distributeur, moins de trois mois après la mise sur le marché du produit par le fournisseur.


Ce qu'on traduira par :
(il est interdit de)
14° De nuire aux vendeurs déjà établis en centre-ville payant un loyer à des spéculateurs ayant un pouvoir législatif.

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Viber ou le radin dans 60 millions de consommateurs

06/03/2013 - 1 commentaire

Le magazine 60 millions de consommateurs appâte le couillon. Dans son n°480 de mars 2013, page 61, il préconise d'installer l'application Viber sur Android. L'article de la série le coin du radin propose encore au couillon de base d'être nécessairement plus malin qu'un commercial avisé. Échec ! Voire complicité objective de 60 millions qui n'a jamais démontré de compétence avec tout ce qui comporte une puce, sauf un chien.

Voici l'article, titré appelez gratuitement, j'ai ajouté le gras et supprimé certaines parties inutiles :
Le radin a découvert avec enchantement qu'il pouvait envoyer des messages et appeler de son smartphone sans rien payer de plus. Et cela partout dans le monde, quel pied ! Il suffit de télécharger une application baptisée Viber, (...) Sans pub intempestive, de surcroît, il est même possible de recevoir des appels quand l'application est fermée. Un service parfait pour ceux qui ont un forfait limité dans le temps. Et ceux qui voyagent.

Je me pince le nez ! Je vais prendre tout ça par ordre chronologique.

radin

Ça n'existe pas. Généralement, toute économie se traduit par une perte quelque part ; ou bien ça voulait dire que le problème était déjà du côté du couillon. Genre « économisez le chauffage : en hiver, fermez vos fenêtres ». Le pognon qu'un radin reçois, soit il pique à quelqu'un, soit il évite de le donner à quelqu'un. C'est la théorie. Voilà la pratique : le couillon, plus malin que le commercial par hypothèse, croit éviter de donner son pognon, suppose qu'il le prend à quelqu'un alors qu'évidemment, c'est le contraire.

enchantement ... quel pied

Je désespère déjà du sort des femmes quand je vois la presse qui s'adresse à elles. Mais bon, ce genre de trucs étaient normalement cantonnés là-bas. Et bien non ! On a le droit aussi aux commentaires trolol-kikoo-tavu. Comment on les plume ces idiots, alors qu'on est trop malins...

pub intempestive

Le couillon doit nécessairement accepter de la pub s'il ne paye pas. Forcément. Parce que le gratuit, c'est forcément de la merde. De la part d'un magazine suspicieux vis-à-vis des articles à bas prix, il y a une logique. Cependant, on n'utilise pas un téléphone comme une machine à laver. La seule bonne dose de publicité, c'est zéro.

voyagent

C'est bien connu, la connexion internet ne coûte rien en France. Elle ne coûte d'autant plus rien quand on voyage... à l'étranger. Le couillon, quand il voyage, ne regarde pas à la dépense. Non non non, il ne va rien payer en téléphone. Juste un peu en frais internet. Une broutille, mais pas seulement.



En plus du ton affligeant qu'utilise le magazine, de l'incompétence crasse à l'œuvre, il se rend objectivement complice d'une arnaque. Qui est hélas assez récurrente sur Android. L'arnaque apparaît quand vous on s'intéresse aux privilèges que demande Viber à l'installation, on obtient ce qui suit. J'ai enlevé quelques détails techniques superflus, l'essentiel est là et déjà bien long. J'ai mis en gras les extraits importants.

  • Permet à l'application d'appeler des numéros de téléphone sans votre intervention. Cette autorisation peut entraîner des frais ou des appels imprévus. (...)
  • Permet à l'application d'envoyer des messages SMS. Cette autorisation peut entraîner des frais inattendus. (...)
  • Permet à l'application de prendre des photos et de filmer des vidéos avec l'appareil photo. Cette autorisation lui permet d'utiliser l'appareil photo à tout moment sans votre consentement.
  • Permet à l'application d'obtenir votre position exacte à l'aide du récepteur satellite GPS (Global Positioning System). (...)
  • Permet à l'application de recevoir et de traiter les SMS. Cette autorisation lui donne la possibilité de surveiller ou de supprimer les messages envoyés à votre appareil sans vous les montrer.
  • Permet à l'application de modifier les SMS stockés dans votre téléphone ou dans votre carte SIM. (...)
  • Permet à l'application de lire tous les SMS, quels que soient leur contenu et leur niveau de confidentialité.
  • Permet à l'application d'afficher la configuration Bluetooth de la tablette, ainsi que d'établir et d'accepter des connexions avec des appareils associés. (...)
  • Permet à l'application de lire les données concernant vos contacts qui sont stockées sur votre tablette, (...).
  • Permet à l'application d'accéder aux fonctionnalités téléphoniques de l'appareil. Cette autorisation permet à l'application de déterminer le numéro de téléphone et les identifiants de l'appareil, si un appel est actif et le numéro distant connecté par un appel.
  • Permet à l'application de récupérer des informations sur des tâches en cours d'exécution et récemment exécutées. L'application est ainsi susceptible d'obtenir des informations sur les applications utilisées sur l'appareil.

Voilà. On pense gruger le fournisseur de service téléphonique, mais on va l'engraisser sur la connexion internet ; surtout à l'étranger. Plus encore, on va engraisser, certes pas avec son propre pognon, un prestataire inconnu qui promet la lune. Le couillon va se mettre à poil et donner pour ainsi dire l'accès complet à son téléphone. Mais il va faire plus que se livrer lui-même. Il va dénoncer ses contacts à leur insu à une entreprise dont vous ne savez rien.

Revenus


Au fait. Comment l'entreprise Viber vit ? L'objectif d'une entreprise étant de moins dépenser d'argent qu'elle en gagne, qui paye le développement et la maintenance de l'application et les serveurs dédiés à la faire fonctionner ? Parce que si quelqu'un installe Viber et qu'une autre aussi, comment ils font pour se contacter sans qu'il n'y ait un intermédiaire pour fournir un genre de numéro de téléphone ? Viber doit maintenir les services en ligne pour que ça fonctionne, et cela a un coût.

Voici la partie intéressante de leurs conditions de confidentialité, en anglais seulement :
In order to provide you with Viber products you have requested, Viber may sometimes, if necessary, share your Personal Information (excluding your address book and related information) and traffic data with trusted partner service providers and/or agents, for example: banking organizations or other providers of payment and analytical services, customer support, or hosting services. Viber will always require these third parties to take appropriate organizational and technical measures to protect your personal data and traffic data and to observe the relevant legislation. Viber will never share your address book information with any third party, except as may be required by law (see below).

Je traduit l'esprit : Viber partagera vos informations personnelles avec un partenaire qui aura payé pour, à l'exception du carnet d'adresses. Les expressions telles que if necessary (arrivera un moment où ce sera nécessaire) et trusted partner (la confiance, ça s'achète) seront du vent dès que se profilera l'opportunité d'abuser de ses clients. Quand à leur promesse de ne pas divulguer le carnet d'adresses (sauf pour raisons légales etats-uniennes) c'est un faux-nez. Ce qu'il sont susceptibles de vendre n'est pas les coordonnées des gens mais les interconnexions entre eux.

Tout ça pour de la publicité ciblée ? De toutes façons quand vous utilisez un service, il faut toujours se demander comment il se finance, qui est le client, qui est le produit.

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